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Abstract

Plus d’un siècle après avoir spolié les civilisations d’Afrique de leurs objets de culte, les anciens empires coloniaux sortent de leur mutisme et regardent enfin cette période sombre avec un regard critique. La France s’est récemment décidée à mettre en route la machine des restitutions, jusque-là enrayée. Alors que les premiers retours sont annoncés, les pays africains attendent leurs biens ancestraux pour les exposer dans leurs nouvelles institutions muséales. Toutefois, restituer ces objets pour les entreposer dans des lieux accessibles aux seules élites locales et touristiques, c’est comme si la mémoire que l’on souhaite rétablir restait inerte. Un tel travail de restitution est dépourvu de tout pouvoir d’interpellation pour les principaux concernés : les descendants des ethnies africaines spoliées, résidants pour beaucoup loin des villes. Alors, comment faire autrement ? S’attacher à renouer avec ce passé commun oublié, c’est mettre en lumière des régions d’influences le long des cours d’eau africains, afin d’y bâtir des constructions visibles pour les peuples en quête d’identité. En ce sens, l’histoire des spoliations croise celle des fleuves d’Afrique avec le convoyage des objets sur l’eau. Un langage propre aux restitutions est mis en espace à travers l’édification d’un musée diffus au fil du fleuve Niger, exprimant la dichotomie et les enjeux d’un sujet actuel. Garant de la mémoire collective ancestrale, ARCAS crée le rhizome qui entre en résonance à travers une histoire commune et des cultures singulières.

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