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Abstract

Cinquante ans après son inauguration, Flaine se perd dans les constructions individuelles et les architectures de décor, muséalisant l’hégémonie breuerienne. Contre l’empiètement de son territoire, le projet propose de réaffirmer l’urbanité de Flaine en lui octroyant une place sur son plateau supérieur, situé à 1675 m d’altitude. Belvédère ou vaste terrasse, ce nouveau “forum” est le lieu d’une collectivité retrouvée. Le premier bâtiment, “Céphée”, marque l’entrée et le Nord de la place en s’adossant aux falaises. Il propose un rez-de-chaussée à double hauteur, doté de plusieurs programmes collectifs dans une juxtaposition presque synesthésique: une galerie d’art, une buanderie, une école, une bibliothèque. Ses 75 logements sont familiaux et centralisent ce qui d’ordinaire regarde la ville, pour une intimité collective. Le second bâtiment, “Gers”, occupe le Sud de la place et définit un mode de vie tout à fait communautaire, comme un petit sanatorium et sa cantine au niveau inférieur. Les chambres sont le seul lieu du repli intime, les espaces de jour sont partagés avec trois autres habitants. Il faut sortir, sur la place, déambuler sur ce vaste plateau, se noyer dans les sommets. Flaine n’est pas une ville de montagne: elle est un fragment urbain né de son paysage. Les falaises, le désert de lapiaz et les cimes enneigées définissent toutes les échelles du projet.

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