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L'Hôpital d’Aigle

Ce bâtiment hospitalier, qui fait partie de l’Hôpital Riviera-Chablais, est l’œuvre de René Bonnard et Edouard Boy de la Tour. Il a été construit en 1930-1932 à la suite d’un concours remporté par ces deux architectes. A l’automne 2016, les Archives de la construction moderne (Acm) ont réalisé une étude historique sur mandat du Service immeubles, patrimoine et logistique (SIPaL) de l’Etat de Vaud. Celle-ci s’inscrit dans le cadre du projet de gymnase du Chablais qui doit s’élever sur le site après la mise en service du nouveau complexe hospitalier de Rennaz. Avant de mettre en place un concours d’architecture pour la réalisation du futur établissement scolaire, l’administration cantonale souhaitait disposer d’une étude qui retrace la genèse de l’édifice ainsi que les modifications dont il a été l’objet, et qui identifie les éléments d’origine encore en place et dignes d’intérêt. La recherche a mis en avant le caractère pionnier et représentatif de l’édifice d’origine qui, dans le corpus des constructions hospitalières vaudoises de l’entre-deux-guerres, est le premier à proposer un plan en T, plan qui va s’imposer très rapidement comme le plus rationnel. Il est aussi caractéristique de l’architecture médicale en raison de la présence de galeries, inspirées des sanatoriums. Il se distingue cependant par une façade méridionale aux horizontales très marquées ainsi que par des toitures plates qui lui confèrent une certaine modernité d’inspiration Neues Bauen. A l’instar de la plupart des établissements de soins, cet hôpital a été sans cesse adapté pour répondre d’une part, à l’augmentation du nombre de patients et d’autre part, à la modernisation des techniques médicales. A la fin des années 1950, les ailes sont surhaussées et l’arrière-corps agrandi, le tout étant unifié sous un large toit d’inspiration régionaliste. Dès les années 1970, de nombreuses annexes sont réalisées tandis que le bâtiment principal est rénové et modernisé. Cependant, les éléments d’origine, comme les fenêtres et les portes, sont encore présents dans certaines parties du bâtiment, de même que l’escalier principal de 1932 dont l’élégante rampe en métal et bois témoigne de l’ancienneté de l’édifice.

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