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Genève sans bornes. French Connection au Salève

La frontière genevoise est à 800 m. devant, à ses pieds. Le plateau français des Bornes lui, est à trois cents mètres derrière, dans son dos. Entre eux une bande de terre intercalée, une zone franche interposée d'où s'élève une montagne; le Salève étire son parc paysager entre deux réalités, la Genève citadine et les Bornes rurales. Sur cette réserve extra-territoriale, le téléphérique actuel, témoin d'une première conquête des hauteurs, est prolongé sur l'autre versant. Le cordon technique se déroule, articule les territoires et les tient ensemble. De part et d'autre du massif, deux édifices plantés signalent la liaison, l'ascension, la redescente. Leurs volumes se répondent et le dispositif en miroir se hisse jusqu'au sommet, appareillé à la station supérieure; fiche commune d'un même système. Au sein de ce monument insolite est proposé un lieu d'intensité momentanée, une Volkshaus active. Urbains genevois et indigènes du plateau se retrouvent et la coopération se met en marche. Une nouvelle communauté habite l'infrastructure, en colonise son armature, ses extensions, son existant. Balancé depuis l'arête du Salève, le mouvement aérien cherche le contrepoids, la situation d'équilibre entre les territoires; la position stable qui évitera les pièges de l'extension anarchique de l'agglomération. Les nouveaux réformateurs organisent le dialogue transfrontalier entre en-ville et hors-ville, civilisation et sauvage, interrogeant ses modèles de cohabitation. La machine collective pondère les relations et, sous forme de réciprocité, connecte deux réalités opposées d'un même territoire.

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