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Abstract

Depuis que le train du Péloponnèse fonctionne à nouveau, il est possible d’atteindre le centre-ville de Patras en seulement quinze minutes depuis sa périphérie. Cette nouvelle voie me fait découvrir des quartiers entiers et arpenter la ville d’une manière différente. A certains moments, j’aperçois la mer au loin. Parfois, elle est juste sous mes yeux. Maintenant que la ville est mieux desservie, le bord de mer profite aussi d’une restructuration. Des promenades sont aménagées pour permettre aux voyageurs d’atteindre aisément la mer depuis une gare. Des carrés blancs dessinés à la chaux sur le sol, d’où fleurissent des arbres et des structures en béton, nous y amènent. Ces interventions s’intègrent dans le paysage naturel et urbain de la région. Le béton brut fait partie intégrante du décor méditerranéen, de sa culture et de son identité. De plus, les structures poteau-dalle, parfois non finies, permettent une liberté de configuration spatiale, nécessaire à chacune des adaptations contextuelles. L’appropriation de ces lieux se fait instinctivement. J’observe pêcheurs, baigneurs, touristes et citadins qui investissent ces aménagements urbains dont les fonctions sont communautaires. Les promeneurs méditerranéens y trouvent une nouvelle vision de la ville et son bord de mer, dans une déambulation poétique parsemée de petits gestes architecturaux, et ainsi j’y trouve ma place.

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