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Influence de la ripisylve sur le débit des cours d'eau. Étude isotopique et bilan hydrologique sur le Boiron de Morges.

La reforestation ou l’afforestation (plantation d’arbres sur des zones précédemment non boisées) est une pratique couramment utilisée aujourd’hui. Que cela soit à des fins de production, ou de conservation et de restauration, le nombre d’arbres plantés est actuellement en augmentation (en 2008, 2,8 millions ha/an au niveau mondial [Chazdon(2008)], 800millions entre 2000 et 2012 selon Global ForestWatch). En ce qui concerne la restauration, il s’agit de travailler sur des écosystèmes endommagés pour retrouver un état naturel ou semblable à un site de référence, résistant, et ne nécessitant plus d’assistance par l’Homme . La reforestation présente de nombreux bienfaits pour l’environnement. Pour commencer, elle génère globalement une augmentation de la biodiversité : les arbres supplémentaires constituent de nouveaux habitats et favorisent l’installation ou la survie de certaines espèces [Parkyn(2004)].De plus, dans les zones où le sol est dégradé, on peut observer une amélioration de la fertilité du sol par le développement des communautés microbiennes et de leur activité. [Chazdon(2008)] Demanière générale, il a aussi été observé que le reboisement pouvait atténuer les changements climatiques actuels. La photosynthèse et l’apport direct de matière organique dans le sol constituent des voies de fixation efficaces du carbone atmosphérique (IPCC 2007, [Cunningham1 et al.(2013)Cunningham1, Nally, Cavagnaro, and Thompson]). Plus précisément, il existe des avantages spécifiques au domaine du reboisement des rives de cours d’eau (zones alluviales ou ripariennes) : par exemple, il est possible de fermer ou de réguler les accès aux voies d’eau pour le bétail par un reboisement maîtrisé, permettant ainsi de limiter la destruction des berges. De même, les arbres peuvent apporter une stabilisation des berges : ils améliorent l’infiltration de l’eau dans les sols et peuvent ainsi réduire les impacts des fortes crues. Ils améliorent également la qualité de l’eau en réduisant les apports en nutriments et en pesticides provenant de l’agriculture (Cunningham et al 2013). En effet, un excès de nutriments 1 (eutrophisation) d’origine anthropique dans un cours d’eau peut conduire à une acidification du milieu et confronter les espèces qui y vivent à certaines pollutions ou maladies. D’autre part, le reboisement peut favoriser l’abaissement du taux de nitrate des nappes par dénitrification. Ce phénomène est optimal en période de débordement des rivières et empêche les composés azotés de s’accumuler à des niveaux toxiques (Parkyn 2004). Finalement, les arbres tiennent le rôle de corridor écologique entre écosystèmes aquatiques et terrestres d’une part et entre zones de différentes altitudes d’autre part. Ils améliorent ainsi la connectivité entre les habitats, et augmentent leur biodiversité (Seavy, 2009). Ces phénomènes ont pour effet d’augmenter la productivité écologique de chacun, améliorant ainsi l’efficacité des services écologiques précédemment cités.

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