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Résistance au cisaillement d'assemblages de poutres MilliNewton sur leur embase réalisés par brasure tendre

Des essais de cisaillement (shear tests) ont été effectués sur des poutres assemblées sur leur embase par brasure tendre eutectique Sn–Ag. Ces tests ont été effectués sur des embases et poutres en Al2O3 et en ZrO2, ainsi que sur des combinaisons métal (acier et titane) – diélectrique, métallisées avec du conducteur ESL 9635B (Ag:Pd 3:1). L'étamage préalable de l'embase par une fine couche de brasure (env. 0.1 mm) diminue considérablement la porosité de la brasure, et permet d'obtenir des joints fiables et à résistance élevée. Dans ces conditions, on obtient une rupture de la brasure à des contraintes nominales de l'ordre de 60 MPa. Une augmentation de l'épaisseur de la brasure tend à diminuer cette valeur, qui reste cependant acceptable. Sur Al2O3, l'adhérence entre les couches est excellente. En revanche, sur ZrO2, acier et titane, l'adhérence peut devenir le facteur limitant la solidité de l'assemblage, et devra donc être étudiée avec soin. - Sur ZrO2, l'adhérence de ESL 9635B est manifestement moins bonne que sur Al2O3. - Sur acier, l'adhérence du diélectrique semble être le facteur limitant si le diélectrique est raisonnablement solide. - Sur titane, l'utilisation comme couche de fond de Heraeus IP065 confère une excellente adhérence aux diélectriques. En revanche, si le diélectrique superposé est trop mince, Heraeus IP065 peut partiellement remonter et pénétrer dans le conducteur, ce qui entrave sa mouillabilité par la brasure.

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