Infoscience

Presentation / Talk

Des chaînes de déplacement aux profils-types des frontaliers

Proposition de communication pour le 49 ème colloque ASRDLF 2012 Session : B3 – Accessibilité, mobilité, transport et communication Contexte et objectif L'augmentation importante du nombre de travailleurs frontaliers sur le territoire de la Grande Région, et principalement vers le Luxembourg (près de 150 000), génère de nombreux flux majoritairement effectués en voiture [1]. Ces travailleurs représentent à la fois près de la moitié de la main-d'oeuvre du Grand-Duché, et le nombre (qu'il soit absolu ou relatif) le plus élevé de mouvements pendulaires transfrontaliers de l'Europe des 27 [2]. Pour plus de la moitié de ces actifs, le temps de déplacement pour se rendre uniquement à leur lieu de travail dépasse largement une heure trente pour un aller retour dans la journée [3]. De tels parcours font de cette entité transfrontalière une large zone de main-d'oeuvre relativement difficile à délimiter [4] et où les espaces de vie, complexes [5], s'étalent parfois sur plusieurs régions transfrontalières des différents pays de la Grande Région. Cette complexité témoigne de phénomènes culturels d'attachement [6], mais également de logiques spatiales liées à la structure urbaine existant de part et d'autre de la frontière, tant au niveau des infrastructures de transport que des offres d'aménités urbaines. Ainsi, mis à part le lieu de travail, situé au Luxembourg, un frontalier lorrain ou wallon effectuera-t-il davantage ses principales activités quotidiennes aux alentours de son lieu de résidence ou à côté de son lieu de travail ? Autrement dit, la chaîne des déplacements, composant les espaces de la vie quotidienne des actifs frontaliers, reflète-t-elle une intégration (au sens de Lévy, 2003, p. 516 [7]) transfrontalière ? Cette communication souhaite apporter une contribution à cette problématique en employant de nouvelles procédures de géovisualisation, notamment grâce à, d'une part, la construction d'indicateurs cartographiques et géostatistiques d'intégration transfrontalière, et, d'autre part, la constitution de profils-types de frontaliers à partir de variables sociodémographiques.

Fulltext

  • There is no available fulltext. Please contact the lab or the authors.

Related material