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Caractérisation acoustique spatiale de salles : étude énergétique des premières réflexions.

Toute production de musique ou de parole dans un espace clos fait intervenir en amont des questionnements d’acoustique. Pour offrir à l’auditeur des conditions d’écoute optimales, l’acousticien utilise des descripteurs caractérisant le champ sonore. Les méthodes usuelles basées sur la réponse impulsionnelle ou l’échogramme, selon le principe d’acoustique géométrique, permettent de calculer des indices pour la qualification de la salle (temps de réverbération, clarté, rapport S/N, dispersion des réflexions précoces, etc.). Ces indices ne suffisent toutefois pas pour des salles à géométrie complexe, particulièrement lorsque les densités et distributions temporelles des rayons d’un échogramme sont telles que l’interprétation de ce dernier est trop difficile, voire impossible. Dans ce cas, l’expertise acoustique ne peut être menée à bien qu’à l’aide de modélisations numériques puis par comparaison directe des mesures et des simulations. Nous avons simplifié ce problème par la mesure d’échogrammes spatialement distribués : un réseau omnidirectionnel de microphones, couplé à un modèle source‐image restreint, permet de tirer profit des informations temporelles et spatiales des rayons détectés. En effet, la discrimination spatio‐temporelle ou chrono‐goniométrie des rayons détectés permet la reconstruction inverse de leur trajet acoustique. Elle délivre une information globale sur le trajet entre la source et le réseau de microphones, et locale, pour les surfaces de réflexion identifiées. Ce principe a été validé par simulation puis par traitement de cas réels : d’abord dans une salle‐test rectangulaire avec ou sans traitement absorbant de ses parois, puis dans les salles d’audition d’un Conservatoire de musique et enfin, dans un espace commercial en vue de la production d’un concert classique. Les résultats obtenus valident le procédé et mettent en évidence ses apports, mais aussi les difficultés de mise en oeuvre. Enfin, ce principe a été appliqué à la consolidation des valeurs optimales des temps de dispersion des premières réflexions.

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