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LES POLITIQUES CLIMATIQUES POUR L APRÈS KYOTO: un point de vue pour les pays en développement

Le présent travail du mémoire a comme objectif d’étudier les principales caractéristiques du régime climatique international actuel et son évolution vers les scénarios les plus probables au-delà de Kyoto. Ceci permettra de fournir aux pays en voie de développement des éléments substantiels pour faire face aux négociations climatiques dans le futur. On expose le travail en quatre chapitres, le premier est dédié aux principaux évènements autour de la construction du régime climatique actuel. Dans le chapitre II, on fait une analyse critique de celui-ci, ainsi qu’une évaluation de son probable évolution au-delà de Kyoto. Tandis que le chapitre III donne les liens entre politiques environnementales, climat et développement, ainsi qu’une exposition des critères standards pour juger les politiques climatiques, ce qui est fait en détails dans le chapitre IV. Entre les principales conclusions, on trouve que les évidences scientifiques autour du changement climatique jouent un rôle très important dans la construction du régime climatique et continueront à l’être à l’avenir, ainsi que la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique est reconnue comme le cadre légal approprié pour établir les négociations internationales sur le changement climatique. D’ailleurs, les Conférences annuels des parties de la Convention permettent au régime climatique d’évoluer et de s’adapter aux nouvelles conditions internationales. Mais cette évolution dépendra des acteurs internationaux présentes à l’heure actuelle, ceux-ci sont : l’Union Européenne, le Groupe des huit pays les plus industrialisés, les principaux pays en voie de développement et les pays membres du « pacte de charbon ». En ce qui concerne le régime climatique futur, il sera plutôt orienté vers une approche non quantitative. L’analyse, en détail, des quatorze approches au-delà de Kyoto montre que malgré une grande diversité entre ces approches post–Kyoto, certains thèmes deviennent récurrents: il faut des cibles de réduction plus modérées ; augmenter la participation des pays en voie de développement dans le temps ; implémenter des politiques climatiques pour toutes les parties ; utiliser des instruments basés sur le marché et la nécessité de voies nouvelles pour la participation et l’accomplissement. La mise en œuvre de différents types de compromis pour l’ensemble des pays sera une tâche difficile, même si ceux-ci sont peu contraignants pour certains groupes de pays comme l’approche Bottom-Up de Reinstein (2004). Des accords focalisés sur la recherche et le développement de technologies climatiques, similaires à celui proposé par Barrett (2003) devront être très liées aux priorités de développement des pays en voie de développement et aux mécanismes du marché. Ce point de vue est fortement défendu par Winkler et Randall (2002). Les approches sur l’efficacité énergétique comme celui de Ninomiya (2003) ont une faisabilité élevée à l’heure actuel, bien qu’elle n’assure pas une réduction forte des émissions des gaz à effet de serre au niveau global.

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