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La Garonne et le coeur de la ville. Le bassin fluvial: impact d'une zone de détente et de culture sur le centre de Toulouse. Implantation d'un bâtiment à résonance artistique (Midi-Pyrénées, F)

Le cœur de Toulouse tourne le dos à ses rives. Pas ses habitants qui profitent des prairies et des quais aux abords du fleuve. Pour résoudre ce conflit suranné, on affirme le caractère de chacune des berges. La matière est déjà là. Des zones libres à proximité de l'eau, de grandes latitudes d'usage. Schématiquement, une berge accueille des manifestations culturelles, l'autre se parcourt linéairement entre institutions artistiques et zones de repos. Physiquement, la première est alluvionnaire: ce sont les anciens faubourgs, derrière un grand quai de briques se développe la seconde –la cité–. Chacune vise désormais à la détente autant qu'au propos culturel (musées, facultés, espaces verts, théâtre d'eau projetés ou présents). Les maux sont lancés, le remède suit: des complexes topographiques agissent par infiltration dans l'existant. Entre paysage naturel et environnement construit, ces éléments filent le long de la portion donnée du fleuve. En sus de la continuité du parcours piéton au bord de l'eau, ils présentent autant d'opportunités pour l'expression, l'apprentissage et la détente. Un bâtiment poursuit ces objectifs. Il est placé à la frontière de l'ancienne cité et à l'extrémité du pont le plus passant du centre ville. Il donne d'abord à voir un bloc flottant devant un bassin, en plein cœur de la ville. Dans ce volume, les résidences et les ateliers de créatifs venus là pour travailler quelques mois. Pour échanger entre eux. Avec le promeneur. Sous ce bloc se poursuit le sol du trottoir des quais. Il offre au flâneur un espace culturel et distractif inédit. A la fois belvédère sur l'eau et galerie d'art, salle de concert et café. Ce sol est percé de fenêtres et de patios. Chacun d'eux offre de multiples vues sur la ruche que constitue un laboratoire culturel. Pas de cloison ici, l'espace est suffisamment fluide pour que le parcours du piéton se fasse à son gré, du paysage vers la ville, de la ville au paysage, de l'un des deux à un point précis du bâtiment ou suivant son inspiration du moment. Le récit qu'écrit la plate-forme est instable, palimpseste stimulant qui s'imprime dans l'œil de la cité de façon singulière. Le quidam trouvera aussi des ateliers ouverts, une bibliothèque et une foule d'éléments convergents vers une dynamique d'émulation créative. Peut-il trouver façon plus agréable de s'approprier la ville que de produire ou d'apprendre en se distrayant ?

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