Post Tenebras Lux : l’histoire de quatre interventions multiscalaires
La terrasse comme seuil d’oxymores. Voilà le constat de l’énoncé théorique qui s’est focalisé sur l’impact social des terrasses genevoises à travers leur architecture qui fait se côtoyer le dedans et le dehors, le public et le privé, la scène et le gradin, le jour et la nuit… De plus, la terrasse se décline simultanément à toutes les échelles : du mobilier jusqu’à la ville. Ces principes étant à même de réactiver l’espace public, que se passe-t-il s’ils sont appliqués à quatre sites genevois en attente d’une régénération ? En 1862, Genève qui inaugure l’un des premiers réseaux de tramways d’Europe, construit de nombreux pavillons pour servir de stations et d’espaces d’attente. Au fil des années, ces structures, initialement mises en valeur par des petites places, ont été délaissées et oubliées au profit d’une emprise toujours croissante de la voiture. L’expansion des routes, carrefours et ronds-points a isolé ces précieuses places et leur pavillon respectif. Certains ont été transformés en kiosques, tandis que d’autres ont été abandonnés. Aujourd’hui, ces lieux sont devenus des espaces de passage sans intérêt, des endroits morts au cœur de la cité Calvin. Post Tenebras Lux, ou comment réactiver quatre sites majeurs en plein centre-ville pour rendre la cité aux habitants en l’habitant. Le projet explore des solutions de surfaces de sol enrichies par des programmes publics. Ces anciens pavillons deviennent ainsi porteurs d’une vision de la ville de Genève, à l’heure où se posent des questions climatiques, sociales et culturelles cruciales.
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